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Comment désinfecte-t-on les piscines?

Les piscines représentent un problème spécifique au niveau de l’hygiène et de la santé des consommateurs. Les nageurs introduisent inconsciemment dans l’eau toute sorte de pollution. Depuis plusieurs décennies déjà, on utilise l’acide chlorhydrique glossaire et l'hypochlorite de sodium glossaire dans les piscines. Ces deux produits à base de chlore glossaire garantissent notre santé: ils désinfectent l’eau et maintiennent l’hygiène et la propreté des conduites et des filtres. La sécurité des nageurs, du personnel et des riverains est garantie lorsque les installations sont modernes, bien entretenues et fréquemment contrôlées.


Quelles sont les différentes méthodes de désinfection?

  • Le chlore et son dérivé l’hypochlorite de sodium (Eau de Javel) sont des désinfectants très puissants. L’adjonction à l’eau de toutes petites quantités de ces produits suffit déjà à une destruction rapide de bon nombre de bactéries et autres micro-organismes pathogènes;
  • l’hypochlorite de sodium est le désinfectant le plus utilisé;
  • d’autres méthodes de désinfection de l’eau sont le traitement à l’ozone glossaire , l’irradiation aux ultraviolets glossaire , l’ultrafiltration glossaire et des procédés électrophysiques: électrolyse avec des ions métaliques comme le cuivre, éventuellemnt en combination avec de l'argent ou de l'acier inoxidable. Ces techniques ne sont pas employées à grande échelle parce qu'elles sont moins efficaces, trop techniques ou trop chères. Dans la pratique, elles sont presque toujours utilisées en combinaison avec la chloration, et certainement en périodes de grande affluence où beaucoup de nageurs sont en même temps dans l'eau;
  • le grand avantage du chlore est son pouvoir désinfectant rémanent, ce qui signifie que le produit reste actif au sein même de la piscine de telle sorte que toute pollution, comme par exemple le pipi " irréprimé " d'un jeune enfant, est immédiatement neutralisée sur place et ne provoque donc aucune gêne pour les autres nageurs. Aucun autre produit ou système alternatif n'offre un tel avantage;
  • la Région flamande impose l’hypochlorite de sodium pour la désinfection des piscines publiques. L’approbation de l’inspecteur de la santé est nécessaire pour toute autre alternative de désinfection. On s’attend à ce qu’une législation analogue soit bientôt adoptée dans la Région wallonne. La Région de Bruxelles-Capitale impose de sévères normes en ce qui concerne la qualité de l'eau et de l'air. Elle permet d'utiliser des techniques alternatives.


Comment désinfecter à l’aide d’hypochlorite de sodium?

  • Une solution d' hypochlorite de sodium glossaire est un liquide limpide, de couleur jaune-verdâtre, pourvue d’une odeur caractéristique et dans laquelle l’hypochlorite de sodium constitue l’agent désinfectant;
  • l’acide chlohydrique glossaire sous la forme d’une solution aqueuse régule le degré d’acidité (pH) de l’eau;
  • le pH glossaireidéal pour l'eau de piscine se situe entre 7,2 et 7,6;
  • l’eau de distribution publique est utilisée pour le remplissage des piscines et cette eau possède un pH de 7,5 à 8. En combinaison avec l’hypochlorite ajouté, le pH devient trop élevé (plus de 8), avec comme conséquence que le chlore est moins présent sous sa forme active et donc moins désinfectant;
  • le degré d’acidité doit être réglé avec précision en permanence. Un surdosage des acides dans une solution d’hypochlorite occasionne la formation de chlore gazeux glossaire. Trop peu d’acide (pH trop élevé) provoque l’irritation des yeux. L’irritation des yeux par le chlore est négligeable dans une installation fonctionnant correctement;
  • le réglage minutieux des systèmes de dosages et leur bon fonctionnement et arrêt automatique sont d’une importance essentielle.


Quelles sont les réactions secondaires indésirables?

  • Une réaction indésirable de produits chimiques utilisés en piscines avec des matériaux organiques génère du trichlorométhane (chloroforme) glossaire. Celui-ci a peu d’impact dans l’eau mais peut devenir nocif dans l’air, lorsqu’il est inhalé, surtout pour les personnes qui séjournent des heures durant dans une piscine, à savoir le personnel et les sportifs de haut niveau. La formation de trichlorométhane peut être évitée en éliminant ses précurseurs, les acides humiques glossaire , de l’eau et en assurant une bonne filtration et oxygénation ;
  • les nageurs introduisent dans l’eau des produits azotés, principalement de l’urée contenue dans l’urine. Le chlore forme notamment des chloramines au contact de ces produits aminés. Les chloramines irritent les muqueuses, les yeux et sont responsables de la typique odeur de piscine. Plus il y a de nageurs, plus qu'il y a risque de contamination avec les conséquences désagréables qui s'en suivent. Les nageurs peuvent éviter tous ces désagréments : une bonne hygiène avant et pendant la baignade prévient des nuisances incommodantes. Des toilettes à proximité de la piscine sont à recommander. Se doucher et se laver les pieds avant la baignade sont une nécessité.


Comment collaborer pour une plus grande sécurité?

  • Malgré tous les précautions possibles, un ou plusieurs incidents provoquent chaque année chez des nageurs des intoxications au chlore gazeux. Ce type d’accidents est souvent imputable à des fautes humaines, des manipulations erronées ou à des problèmes techniques ;
  • la faute la plus fréquente est la mise en contact directe des deux produits chimiques concernés;
  • la prudence est de rigueur vis-à-vis de ces produits en raison de leur caractère corrosif à l'état concentré. Leur transport, livraison, stockage et manipulation sont soumis à des prescriptions spécifiques ;
  • les fournisseurs de produits chimiques pour piscines, qui ont également souscrit à l’engagement du Responsible Care glossaire de l’industrie chimique, collaborent volontiers à augmenter la sécurité ;
  • ils ont rédigé une brochure technique à cet effet, en collaboration avec les autorités compétentes, les firmes d’entretien et les assureurs. La brochure dispense des conseils pratiques pour une gestion responsable et en toute sécurité des produits chimiques dans les piscines. La publication est disponible en format pdf sur cette page.

Comment les dérivés du chlore contribuent-ils à la prévention et au contrôle de la maladie du légionnaire?

  • La maladie du légionnaire ou legionellose est une forme d'infection pulmonaire grave, causée par la bactérie Legionella;
  • bien que largement répandu dans les sols, rivières et lacs, - même de l'eau potable "pure" contient 1 germe par m3 - cette maladie semble ne se déveloper chez l'homme que lorsque la bactérie est inhalé via de très fines gouttelettes d'eau et attaque les poumons. Ces gouttelles peuvent se former, par exemple, dans des environnements où se produit un phénomène de nébulisation d'eau tiède;
  • l'absorption d'eau contaminée par la Légionelle ne pose pas de problème majeur pour la santé. En effet, cette bactérie est détruite par l'acide chlorhydrique glossaire de notre estomac, c'est-à-dire par l'activité du chlore qui est, de manière naturelle, présente dans notre corps. D'autre part, l'eau froide du robinet, en provenance des sociétés de distribution d'eau, est suffisamment traitée grâce à une concentration constante de quelques dixièmes de milligrammes de chlore actif par litre;
  • le danger de contracter la légionellose n'existe qu'avec des circuits d'eau chaude dont la température oscille entre 25 et 50°C. En deçà et au-delà, la bactérie ne peut se multiplier;
  • la probabilité d'une infection par la Légionellose peut être réduite grâce à l'application de bonnes pratiques dans la maintenance et l'entretien des systèmes de traitement de l'air et de l'eau;
  • des analyses récentes indiquent que le développement massif de la Légionelle serait à mettre en relation avec la présence d'une sorte de "film organique" qui se dépose sur les parois des conduites d'eau et particulièrement les conduites d'eau chaude. Pour lutter contre la présence de ces "films", on peut faire usage de chlore;
  • en ce qui concerne les jacuzzi et l'eau en provenance de sources naturelles d'eau chaude, des mesures préventives doivent également être prises. Tous les équipements utilisés doivent être régulièrement complètement vidés, nettoyés et désinfectés.
  • pour être efficace, la désinfection de l'eau des jacuzzi exige environ 3mg/l de chlore actif par litre. Toutefois, afin de garantir l'efficacité de la désinfection pendant les périodes où les jacuzzi ne sont pas en usage, il est recommandé de les traiter régulièrement à une dose supérieure, par exemple, de 8 mg de chlore actif par litre;
  • les robinets mélangeurs d'eau chaude/eau froide doivent être placés le plus près possible du point d'écoulement. Il existe en effet un danger de contamination avec des conduites d'alimentation en eau chaude trop longues et en plus mal isolées. C'est notamment le cas de grands bâtiments anciens, comme des hôtels, des hôpitaux, etc.
  • le risque de légionellose dans une habitation privée est pratiquement inexistant et il n'y d'ailleurs aucune exigence légale quant aux températures des installations d'eau chaude;
  • vous trouverez en annexe 7 du Livre blanc du Chlore (PDF), des informations sur les cas récents de maladie du légionnaire.


Le site internet peut contenir des données plus récentes que celles du livre blanc en pdf

Pour en savoir plus à propos de ce chapitre,
téléchargez la section correspondante
du Livre Blanc du Chlore.
(4 pages - format .pdf - 27Ko)
Produits chimiques en piscines
(32 pages - format .pdf - 2,7Mo)
Vous pouvez télécharger
la version intégrale du Livre Blanc du Chlore.
( 232 pages - format .pdf - 1Mo)