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Quel est l’impact sur l’environnement de la technique d’électrolyse à mercure?

Le mercure est utilisé dans l’un des trois procédés destinés à produire du chlore : le procédé d’électrolyse à mercure. Le mercure est un élément chimique que l’on retrouve partout dans la nature, notamment dans les volcans, les geysers, les sources d’eau chaude, les eaux souterraines, les eaux de surface et les océans. L’homme introduit le mercure dans l’environnement par la fonte et le raffinage des minerais qui en contiennent, les résidus d’incinération, la génération d’énergie par combustion de produits fossiles, certains procédés de production industriels, etc. 22% de la production annuelle de mercure est utilisée dans les appareils électriques et électroniques, par exemple des capteurs, tubes aux néons,des relais, des commutateurs de cartes pour circuits imprimés, des écrans d'ordinateurs ultra plats


Quelle est l’incidence du mercure sur l’environnement et la santé?

  • Le mercure exerce ses effets sur l’environnement par bioaccumulation glossaire. Il est toxique vis-à-vis de la plupart des organismes, même à des concentrations relativement faibles ;
  • le mercure peut former une variété de composés chimiques, tant organiques qu’inorganiques. Ceci s’effectue en combinaison avec le carbone, le chlore glossaire, l’azote et d’autres éléments chimiques;
  • le mercure est très persistant dans l’environnement. Une fois présent, il affecte la qualité de l’eau et de l’air des années durant.
  • Les formes les plus toxiques du mercure sont les composés organiques et le méthylmercure en particulier. Ce produit peut facilement s'accumuler dans des organismes vivants est entre dans la chaine alimentaire via les poissons. Le mercure est toxique par inhalation, prise orale et contact avec la peau. Il peut altérer le cervau;


Quelles sont les mesures prises?

  • Les émissions industrielles de mercure sont strictement réglementées depuis de nombreuses années, avec une forte réduction pour conséquence. Les concentrations en mercure ont diminué de façon significative tant dans les sédiments (dépôts, barrages) que dans les poissons provenant des zones maritimes adjacentes aux sites industriels ;
  • en Europe occidentale, durant les 10 dernières années, le volume des émissions de mercure a diminué de 742% et se réduisait à moins de 5,4 tonnes au total en 2004 (1,01 g de mercure par tonne de chlore). En fait, une petite quantité en comparaison avec les 16.000 tonnes de mercure émis mondialement (d'origine naturelle et dues aux activités humaines) par an (source OCDE glossaire). La source ‘humaine’ la plus importante étant la combustion de produits fossiles, notamment le pétrole et le charbon ;
  • La quatrième et dernière directive " fille " de la directive-cadre pour la qualité de l'air datant de 1996 a été approuvée par le Parlement européen et le Conseil des Ministres européens. Elle fixe des plafonds d'émissions dans l'air ambiant pour un nombre de substances dangereuses, telles que l'arsenic, le cadmium, etc., à atteindre pour décembre 2012. Elle ne contient aucun chiffre pour le mercure. Toutes les études à ce jour concluent que la teneur en mercure dans l'air ambiant ne présente aucun risque pour la santé humaine;
  • l’industrie du chlore européenne utilise le plus souvent (46%) le procédé au mercure. Les unités de production fonctionnant avec des électrolyses à mercure répondent aux normes fixées par les autorités. Par suite des efforts d’assainissement continus qui ont été entrepris, les émissions de mercure ont fortement diminué et ne constituent plus un problème réel pour l’environnement. Les prochaines années, les émissions de mercure reduiront encore, grâce à une optimalisation continue. Les producteurs de chlore se sont engagés à encore réduire ce chiffre jusqu'à moins de 1 g de mercure par tonne de capacité de production de chlore en 2007;
  • ceci ne constitue qu'un des six défis que l'industrie de l'Europe occidentale s'est volontairement engagée à relever ; les cinq autres étant :
    • Aucune nouvelle installation utilisant le procédé d'électrolyse à mercure ne sera plus construite. Des technologies alternatives seront appliquées pour chaque nouvelle unité d'électrolyse à construire . On fera appel aux meilleures techniques disponibles (BBT).
    • Les installations d'électrolyse à mercure existantes seront démantelées à l'expiration de leur durée de vie, et ce, au plus tard en 2020.
    • Les installations démantelées ne seront pas revendues à des tiers en vue de leur réemploi.
    • Les émissions de mercure par entreprise seront rendues publiques et mises à disposition des auditeurs externes.
    • Le mercure pur en provenance de cellules fermées sera évacué en toute sécurité et par des moyens respectueux de l'environnement.

     


    Qu'adviendra-t-il des 12.000 tonnes de mercure pur des installations déclassées?

  • La fermeture ou la reconversion à d'autres procédés de toutes les installations fonctionnant actuellement en Europe occidentale avec le procédé d'électrolyse à mercure posera au cours des années à venir le problème de trouver une destination aux quelques 12.000 tonnes de mercure pur rendues disponibles;
  • les producteurs ont conclu un accord par l'intermédiaire de EuroChlor avec le seul producteur européen de mercure, Minas de Almaden en Espagne, en vue de lui retourner cette énorme quantité de mercure. Minas de Almaden adaptera sa capacité de production afin de prévenir toute distorsion du marché. Cet accord semble offrir la meilleure solution et la plus respectueuse de l'environnement. A ce jour, plus de 1.000 tonnes de mercure ont déjà été expédiées vers l'Espagne.


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