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Comment
produit-on le chlore ? Techniques délectrolyse
et
co-produits
Le
chlore
est produit par électrolyse
de saumure purifiée et concentrée, une solution de
chlorure de sodium (voir NaCL)
dissous dans leau. L'électrolyse produit non seulement
du chlore sous forme gazeuse mais également les co-produits que
sont la soude caustique
(ou lessive de soude - NaOH ) et l'hydrogène
(H2)
.
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sel
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+
|
eau
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=
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chlore
|
+
|
soude
caustique
|
+
|
hydrogène
|
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58.5g
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18g
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35.5g
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40g
|
|
1g
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Il
existe trois techniques différentes:
- Le
procédé à lamalgame de mercure, aussi appelé
électrolyse à mercure ;
- l'électrolyse
à diaphragme ;
- l'électrolyse
à membrane.
Lélectrolyse
à mercure
- La
cellule à électrolyse comporte une anode en titane.
Celle-ci est disposée au-dessus d'une cathode mobile de mercure
coulant sur le fond de la cellule ;
- du
chlore gazeux
(Cl2)
se dégage de l'anode sous l'effet du courant électrique
continu dans une solution de chlorure de sodium (NaCl) ;
ce gaz est refroidi,
séché et ensuite liquéfié et réfrigéré;
- du
sodium métallique (Na) apparaît dans la cathode de mercure
et sy dissout pour former un amalgame. Cet amalgame est envoyé
dans un réacteur séparé où il réagit
avec de l'eau déminéralisée (H2O).
Cette réaction génère de l'hydrogène (H2)
et une solution de soude caustique (NaOH) à 50%. Le mercure
est ainsi régénéré et peut être
renvoyé dans l'électrolyseur ;
- la
saumure épuisée, sortant de l'électrolyseur,
est à nouveau concentrée en sel et recyclée ;
- cette
réaction en deux phases permet d'obtenir des produits finis
très purs.

Lélectrolyse
à mercure est la technique industrielle la plus ancienne. Elle
existe depuis 1888. Elle s'est surtout développée en Europe,
où environs 46% des capacités de production de chlore
font appel à cette technique. Pour de plus amples informations
sur l'incidence de l'électrolyse à mercure sur l'environnement et la
santé, voir lélectrolyse à mercure
et lenvironnement.

Salle
d'électrolyse à mercure couverte
Lélectrolyse
à diaphragme
- L'électrolyse
à diaphragme s'est surtout développée aux Etats-Unis.
En Europe, ce procédé couvre 18% de la production de
chlore;
- Le
procédé à diaphragme utilise une cellule comportant
un diaphragme en amiante;
- Le diaphragme
empêche le chlore de se mélanger à l'hydrogène et à la soude caustique;
- Celui-ci
est déposé sur un treillis en acier agissant telle une
cathode. De cette manière, on empêche le mélange
du chlore et de la soude caustique;
- De
l'hydrogène se dégage dans le compartiment cathodique
et de la soude caustique apparaît sous forme d'une solution
de 10 à 12%. Cette saumure contient encore de 10 à 15% de sel
non transformé.

Le désavantage est quil est nécessaire de concentrer
la soude caustique et de précipiter le sel. Ce qui est très
coûteux en investissement et en énergie. De plus, la soude
caustique ainsi obtenue nest pas suffisamment pure pour certaines
applications car elle contient encore environ 1 % de sel.
Lélectrolyse
à membrane
- La
cellule est divisée en deux compartiments par une membrane
poreuse de très grande qualité. Le tout fonctionne comme
un échangeur d'ions;
- Le
compartiment anodique est alimenté par la saumure purifiée
et saturée en chlorure de sodium;
- Du
chlore se libère à lanode, de lhydrogène
à la cathode;
- Les
ions de sodium se déplacent au moyen de la membrane vers le
compartiment cathodique où ils réagissent avec de leau
pour former la lessive de soude;
- Après
évaporation, la concentration finale est augmentée de
32% à 50% .

Cette
technique sest développée dans les années
'70 et présente un double avantage:
- une
consommation dénergie basse, voisine de celle des cellules
à diaphragme;
- la
production dune soude caustique très pure.
En
Europe, ce procédé est utilisé pour la production
de 33 % du chlore .
Cathodes
dépolarisées à l'oxygène
Des essais ont récemment
été menés avec des cathodes dépolarisées à l'oxygène. En réduisant l'oxygène
au lieu de produire de l'hydrogène, on pourrait économiser 30% supplémentaires
d'énergie. Cette technique prometteuse devrait pouvoir être appliquée
sans trop de problèmes aux installations existantes. Actuellement,
cette technique représente 2 % de la production totale.
Qu'advient-il
des co-produits de l'électrolyse?
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